Oula, ça date dis donc, la dernière fois que le site fut mis à jour avec un nouvel article…  ! Trêve de bavardage, ce sera pour une autre fois.

Mutafukaz

Mutafukaz

Mutafukaz – Ankama Studio, studio 4C

Réalisé par Shojiro Nishimi et Guillaume Renard, produit par Ankama et Studio 4C, le film est l’adaptation de la BD « Mutafukaz » par Guillaume « Run » Renard, il raconte l’histoire d’Angelino et son ami Vinz à Dark Meat City, une ville californienne et il va leur arriver des trucs. Un résumé quelque peu court et simple qui m’a intrigué lorsque je suis tombé dessus , mais c’est surtout le fait que ce soit une collaboration franco-japonaise qui m’avait fortement intrigué.

 

Je suis donc aller voir ce film d’animation, qui malheureusement n’était pas disponible dans un grand nombre de salle.

 

Voici donc ma critique, que je vais tenter de faire la plus constructive possible, même si je n’ai pas grand chose à dire dessus, vous comprendrez pourquoi.

Le scénario :

Comme je l’ai dit plus haut, le speech de base est vraiment basique, des personnages sans histoire vivant dans une ville pas très réputée pour sa sécurité, il leur arrive un truc et là, des évènements arrivent à la chaîne. En parlant du scénario comme ça, j’avoue ne pas bien vendre le film, seulement je pense que c’est aussi sa force, car parfois la simplicité est ce qu’il y a de mieux. C’est le cas justement ici, l’histoire se déroule de manière très classique, mais le rythme est bon et agréable. J’ai cependant trouver certaines suites d’évènements quelque peu brutes, et surtout, très prévisibles. C’est le gros point faible du film, on s’attend à la majeure partie des actions, surtout la petite histoire amoureuse durant le film qui se construit de manière expéditive. Bref, l’histoire est très simple, fonctionne mais n’invente rien, le schéma est basique et ne plaira donc pas aux personnes appréciant les scénarios compliqués.

 

Les personnages :

Ici aussi, la simplicité est présente. Le personnage principal vit sans histoire et se retrouve soudain dans des histoires ayant un lien avec son passé, son sidekick et lui se retrouve embarqué dedans, et au final, tout se résout grâce à eux. Les personnages secondaires sont aussi très classiques. Mention spéciale à Willy, qui remporte la palme du personnage le plus agaçant qui existe pour moi. Durant tout le film, j’avais qu’une seule envie, c’est de ne plus le voir, je pense que c’était intentionnel, de le rendre insupportable, en tout cas sur moi ça a fonctionné.

On s’attache tout de même à eux et on a envie de les voir évoluer. Ici aussi, pas de surprise.

J’aime beaucoup leurs designs, qui marquent quand même (surtout Vinz).

 

Le doublage des personnages est bon, toutes les voix fonctionnent pour moi, mention spéciale à Orelsan qui double Angelino, malgré des moments de faiblesse où cela m’a posé problème.

 

L’animation et la mise en scène

 

C’est ici que le film montre ses tripes. Il faut dire que le style est atypique. L’animation fonctionne sur l’intégralité du film.

La CGI a parfois ses faiblesses sur certaines scènes, mais reste plus que correct et on en prend plein les mirettes.

Les scènes d’action sont l’atout principal du film, la dynamique est toujours présente dans les mouvements des personnages, avec parfois un nombre d’images par seconde bas, qui est un peu déroutant mais pas excessivement gênant.

 

 

La mise en scène est elle bien réussie, les moments de tension sont forts, on reste dans le film grâce à ça, les petites références par-ci par là sont marrantes et la reprise de mise en scène des questions des personnages par des typographies dans le style de vieux film (je n’ai pas exactement le style en tête) sont réussies.

Les scènes dans le secteur gangsta de la ville sont prenantes, clichés mais agréables, c’est bien réalisé.

Bref, la mise en scène et l’animation portent bien l’action et on en prend plein la vue, cependant on ne ressort pas en se disant « WOUAH », mais plutôt « ça change, ok ».

 

La soundtrack :

La soundtrack réalisée par The toxic Avenger appuie la totalité des actions. Les combats sont rythmés sur la soundtrack. Personnellement ça m’a beaucoup plu, étant fan de soundtrack appuyant à fond les scènes. L’OST colle parfaitement à l’ambiance du film en général, et c’est pour moi son très gros point fort avec les scènes d’action. Beaucoup de musiques mémorables (Palm Hill Rules, Road Rage). Bref, ça marche.

 

Conclusion :

En fin de compte, Mutafukaz est un produit d’animation qui fonctionne et que je vous invite fortement à aller voir (En salle s’il est encore disponible près de chez vous), ou en dvd, car même s’il n’est pas transcendant, il reste frais et bienvenu pour son style graphique quelques peu original et ses scènes d’action bien écrites. Il est surtout le fruit d’une collaboration franco-japonaise qui a très bien fonctionné. Ce genre de projet n’est pas commun, et devrait être encore plus soutenu car cela permet de diversifier l’univers de l’animation.

 

Allez le voir, et pour les prochaines collaborations de ce genre, regarder un peu ce qui se fait, vous trouverez sûrement deux trois perles !

 

 

Voilà qui clôt ce nouvel article après une longue absence. Je n’ai malheureusement pas énormément de motivation à faire un article par semaine, et je suis actuellement en pleine refonte de ce petit site que j’ai bâtie sans même lui donner de réelles fondations. J’espère que ça vous a plu et n’hésitez pas à me donner votre avis sur le film, ma façon d’écrire en général ou des idées d’articles ! Malgré ma faible activité c’est quelque chose qui me tient à cœur, et que je compte continuer.